Developpement Personnel

Apprendre à gérer ses émotions ou certains traits de sa personnalité, développer son intuition, prendre confiance... A l'aide de conseils d'experts et d'exercices, notre dossier vous donne les clés pour mieux vous connaître et gagner en sérénité au travail.

Je n'ai pas l'esprit de compétition: que faire?

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Vous détestez ça ! Pourtant, tel un candidat à la Présidentielle, il vous faut entrer dans l'arène pour décrocher le job ou la mission dont vous rêvez. Apprenez à vous bagarrer à la loyale. Les conseils de notre expert, consultant.

La compétition est partout en entreprise. Impossible d'y échapper. Or certains l'acceptent mal parce qu'elle est connotée de comparaisons négatives au sein d'une équipe et est liée à l'attribution de mauvais points plus que des bons. Diabolisée, elle évoque aussi les coups bas assénés par des arrivistes sans scrupule. Pourtant la compétition peut être saine. Elle consiste à se mesurer aux autres et à soi-même. Elle crée de l'émulation, permet de se dépasser, d'acquérir de la confiance, d'avancer.

Dans tous les milieux, sportifs, politiques, artistiques. Chacun est un compétiteur en puissance. Il suffit de le réveiller et de l'entraîner pour concourir en toute sérénité. Voici sept points clefs pour y parvenir.

 


1. Deux états d'esprit

L'esprit de compétition a deux visages. Le premier est celui de la compétition " extrasèque ". L'individu court après une coupe, une médaille, un trophée. C'est le classement qui le motive, le fait de faire mieux que les autres. Les entreprises savent flatter ce type de comportement. C'est la " tulipe du mois " qui honorent la performance dans les centres d'appel, le " manager de l'année " dans de grands groupes, etc.

Le second visage est celui de la compétition " intrinsèque ". On ne se compare qu'à soi-même. On est son seul évaluateur. Deux volets utiles à explorer pour apprendre à affronter l'adversaire.

 


2. La peur du combat

C'est le premier blocage à éliminer. La compétition suppose le combat. On le confond souvent avec la déloyauté et l'agressivité dont on veut se protéger. Certes, l'éthique n'est pas toujours de mise. Je me souviens de ce manager chez un industriel qui fut trahi par un pair. Tous les deux visaient le même poste et le premier a donné rendez-vous au second pour aller à leur 1er rendez-vous commun. Mais il lui a posé un lapin, retardant la venue de son rival. Et ce dernier fût pénalisé.

Evitez d'être naïf, mais résistez à ces noires images. Restez centré sur vous. Soyez fair-play. Mais n'ayez pas d'état d'âme comme ce manager qui a attendu trop longtemps son collègue à ses dépens.

 


3. L'idée de l'échec

C'est le second blocage à dynamiter. Vous imaginez déjà la défaite parce que les autres seraient mieux que vous en tous points. Alors, vous ne bougez pas. Veillez à repérer ces stratégies souvent inconscientes. Analysez les causes d'une déroute possible. Si c'est un élément extérieur - le poste s'avère déjà attribué -, vous n'y pouvez rien. Mais si ça dépend de vous, luttez. Vous avez déjà échoué à 1 ou 2 entretiens ? Recommencez. Vous pouvez vous améliorer. Un grand sportif repart à l'assaut, sinon il perd le match.

 


4. Des défis pour soi

Il faut se durcir le cuir avant d'aller sur le ring. Engrangez des réussites, vous allez reconquérir de l'estime de vous. Entrez en compétition avec vous-même (" intrinsèque ") sur des objectifs faciles, réalistes et mesurables.

Exemples : partez graduellement plus tôt le soir. Osez dire en réunion que vous n'êtes pas d'accord. Visitez deux clients de plus dans le mois, etc. Vous évaluerez au fur et à mesure vos marges de progression.

 


5. Des feedbacks en positif

Vous avez une vision du but, décrocher une promotion par exemple. Demandez-vous comment l'atteindre : tenir les délais, être plus diplomate, se former. Ce sont vos critères de réussite.  

Intégrez les aussi à un certain stade dans vos défis. Osez solliciter ensuite de votre entourage des retours positifs sur ces critères-là, et non pas des retours sur ce qu'il reste à améliorer. " Super le boulot est arrivé à l'heure ! ". Vous capitalisez alors sur des scores personnels.

 


6. Le focus sur l'action

Les grands athlètes se concentrent sur la performance de l'instant, franchir la barre fatidique de 4,90 mètres avant de penser à la suivante qui mène à une médaille olympique. Vous aussi, mobilisez-vous sur l'action. Vous ajusterez ainsi vos ressources aux contraintes.

Vouloir lire vos 300 mails tous les matins en une demi-heure, c'est impossible. Mais ne lire que ceux dont vous êtes le destinataire principal, c'est faisable. Cela s'appelle éviter de se mettre la pression devant l'obstacle.

Lors d'un entretien c'est pareil. Ne pensez pas à vous comparer. Parlez pour vous, de vous. Même si le but est d'être le meilleur dans le casting. La règle vaut pour les politiques. Les candidats à l'Elysée qui débattent entre eux ont intérêt à éviter de contre attaquer sans cesse le concurrent, et de vouloir à tout prix avoir le dernier mot pour l'enfoncer. Sinon, ils en oublieront leurs arguments programmatiques - le focus - pour convaincre l'électeur.  

 


7. Le plaisir aussi

Ce facteur est essentiel. L'individu ne fait bien que ce qui lui plaît. Il est alors fier de sa réussite. Le plaisir procure du bien être. Il régénère le corps. Il libère des endorphines qui donnent de l'énergie. Pensez-y !.

 

 

 

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